Pourquoi la gestion d’un réseau électrique ne peut pas dépasser un certain seuil de production d’ENR, à qualité de fourniture égale ?

Sur ces pages LinkedIn, nous avons récemment lu le post d’un conseiller en politique publique de transition énergétique faire la promotion d’un mix de production à 100% ENR pour bientôt. C’est en effet alléchant ! « C’est vrai quoi ! Exploiter des centrales nucléaires, ça sert uniquement le lobby ! » Raisonnement simple, conforme à la doxa, donc efficace pour le DOGME. (doxa : ensemble de préjugés populaires sur lesquels se fondent la communication et particulièrement la désinformation et la propagande. La doxa est l’instrument de l’idéologie.)

Cet article fait suite à l’analyse des causes du black-out du 9 Août 2019 en Grande Bretagne (sud de l’Angleterre et Pays de Galles). Sauf informations nouvelles, il montre qu’avec 44% d’ENR couplées au réseau, au moindre événement sur le réseau, la perte de seulement 1430MW, les seuls moyens conventionnels et modulables, restés en service, n’ont pu éviter le black-out. C’est à dire une coupure d’électricité, due à un défaut de qualité de service dont le maintien est la première mission du gestionnaire de réseau. Pour comprendre ce qu’il s’est passé, il faut connaître le fonctionnement et les modalités de gestion du système électrique. C’est l’objectif de cet article. Il se veut pédagogique, les experts y trouveront des manques et des approximations, c’est normal, l’article se veut accessible aux non-initiés.
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Un réseau électrique, c’est quoi ? Un réseau électrique ne fonctionne pas comme un réseau d’eau potable. Il ne suffit pas de mettre un bidon avec de l’eau dedans, des pompes et ça marche. Et puis si une pompe tombe en panne, peu importe si la pression d’eau baisse, j’ai toujours un peu d’eau pour prendre ma douche. Et bien non ! Pour une raison simple. Pour fonctionner, tout appareil ou machine électrique a besoin d’être alimenté dans le respect de 2 grandeurs fondamentales : la fréquence et la tension. La fréquence d’abord, parce depuis Nikola Tesla à la fin du XIXème siècle, c’est le courant alternatif, avec sa fréquence, qui a été choisi. La seconde grandeur est la tension, c’est l’équivalent de la pression pour un réseau d’eau. Ces 2 valeurs sont fortement perturbées par les variations de la consommation, un peu comme le réseau d’eau. Plus il y a de personnes qui se douchent en même temps plus la pression du réseau a tendance à baisser, ça se comprend.

L’article complet :

https://www.linkedin.com/pulse/pourquoi-la-gestion-dun-r%C3%A9seau-%C3%A9lectrique-ne-peut-pas-semperes/

Transition énergétique allemande: le fantasme fait place à la gueule de bois

On ne pourra pas dire que Jean-Marc Jancovici ne les avait pas avertis !

« L’Allemagne a investi depuis 2010 plus de 30 milliards par an dans le basculement et l’on prévoit une facture globale de plus de 500 milliards à l’horizon 2025 –pour partie constituée de subventions et crédits publics, pour le reste financé par les ménages et les entreprises sous forme de hausse de prix. Une étude chiffre même à plus de 3.000 milliards d’euros (oui, 3.000 milliards!) les investissements requis d’ici à 2050, si l’Allemagne persiste dans son intention d’accroissement de la part du solaire et de l’éolien dans son mix énergétique. Des sommes faramineuses. Or, le résultat est spécialement déprimant: malgré les centaines de milliards déjà mis sur la table, les émissions de gaz à effet de serre de l’Allemagne sont au même niveau… qu’en 2009. L’Allemagne s’est certes hérissée d’éoliennes et elle accueille des milliers de km2 de panneaux solaires. Mais beaucoup ne sont pas reliés au système de distribution, ou pas convenablement, faute que le réseau ait suivi. En outre, là où elles sont connectées, ces installations ne couvrent les besoins que de manière intermittente (pas de solaire la nuit, pas de vent quand il ne souffle pas…) ce qui requiert, en complément et faute que le stockage soit rentable ou même possible, des capacités complémentaires souvent fossiles (affreux charbon et horrible lignite en tête). Une bérézina. »
(publié par Joëlle Leconte)

L’article :
https://www.challenges.fr/energie-et-environnement/allemagne-la-gueule-de-bois-de-la-transition-energetique_655346

Le réseau électrique français a frôlé, jeudi soir, le « black out »

« Le réseau électrique français a été fortement mis sous tension, jeudi 10 janvier, vers 21h00, forçant RTE (Réseau transport d’électricité) à demander à certains industriels de réduire leur consommation pour éviter un « black out » et le risque de massives coupures de courant. L’Hexagone a été impacté par un déséquilibre entre offre et demande se situant en dehors du territoire national. »
(publié par Joëlle Leconte)

L’article de BFMTV.com : https://www.bfmtv.com/economie/sous-tension-le-reseau-electrique-francais-a-frole-jeudi-soir-le-black-out-1610207.html

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