Olivier Passet, Xerfi – Le silence assourdissant des économistes face au basculement du monde

« Les théories économiques, et en particulier celle du marché, ne rendent pas (plus ?) compte du réel, et pourtant ceux qui sont à l’origine de ces théories ne se remettent pas en cause.

Telle est en substance la critique formulée par un commentateur de l’économie (doit-on l’appeler économiste, ou justement pas ?) sur une chaine internet… qui s’occupe d’économie.

Quand les environnementalistes critiquent les modèles économiques, et les théories qui les sous-tendent, c’est souvent la non prise en compte des ressources naturelles dans le raisonnement qui est invoquée.

Mais dans le cas présent, l’angle est différent, et s’attaque à un des fondements des raisonnements modernes : il concerne l’absence de réalisme de la « théorie des marchés », qui a pourtant conduit l’état (ou l’Europe) à se défausser sur la « main invisible » qui guiderait plus sûrement les peuples vers un optimum collectif que la planification publique.

La théorie ne se vérifie pas, est-il dit en substance. L’auteur conclut son intervention par cette phrase : « face à des logiciels explicatifs de plus en plus inopérants, répond toujours le grand silence d’une science économique imperturbable ». Et pourtant, cette « science économique » reste la première à avoir l’oreille des gouvernants. Pour combien de temps encore ?
 » JMJ

Des « coupures très courtes » d’électricité pourraient avoir lieu cet hiver en France

« Le réseau de transport d’électricité assure disposer de leviers pour éviter des coupures, mais appelle chacun à adopter des gestes d’économies d’énergie.

C’est en février, et particulièrement à la fin du mois, que la situation sera la plus difficile, souligne RTE. En réorganisant le calendrier, EDF et le gouvernement ont réussi à sécuriser la première partie de l’hiver, mais un certain nombre de réacteurs devront tout de même être mis à l’arrêt en février. D’autant que l’un des réacteurs de la centrale de Flamanville (Manche), à l’arrêt depuis plus d’un an pour des travaux complexes, risque de ne pas être de retour sur le réseau.

RTE précise qu’aucune difficulté n’est à attendre si les conditions météorologiques sont normales pour la saison. En revanche, « en cas de situations climatiques particulières, combinant froid et absence de vent, des difficultés à approvisionner l’ensemble du territoire sont possibles ». Si les températures se situaient entre 2 °C et 7 °C au-dessous des normales de saison plusieurs jours d’affilée, le gestionnaire de réseau devra utiliser plusieurs leviers pour y faire face.« 

L’article du Monde du 19/11/2020 :

https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/11/19/electricite-une-situation-difficile-a-prevoir-en-fevrier-sur-le-reseau_6060350_3234.html

[Crowdfunding] Le Plan de The Shift Project

Source : Carbone4 https://www.carbone4.com/wp-content/uploads/2019/06/Publication-Carbone-4-Faire-sa-part-pouvoir-responsabilite-climat.pdf

Un français émet en moyenne 12 tonnes de GES (Gaz à Effet de Serres) en 2020. Pour respecter l’accord de Paris de 2015 (rester sous les 2 degrés d’augmentation de température) nous devons passer à 2 tonnes de GES par français d’ici 2050. Soit une diminution par 6 en 30 ans soit -4% par an.

The Shift Project via un financement participatif (crowdfunding avec un objectif 450 000 euros) proposera en août ou septembre un plan précis pour une relance économique s’inscrivant dans l’objectif des accords de Paris (COP21 –  2015) : « Plan de transformation de l’économie en faveur du climat et de la résilience. »(ce Plan se base sur la réalité physique et économique : on compte en tonnes de Gaz à Effet de Serres (GES), en Joules ou kWh pour l’énergie, en emplois puis à la fin en Euros)
La méthode qui va être échafauder s’intéresse à l’économie concrète :
pas « euros », « croissance » et « dette », mais « métiers », « tonnes », « joules » ;
pas « Combien ça coûte ? », mais « Que fait-on ? »

Pour contribuer financièrement au Plan de The Shift Project https://www.lumo-france.com/philanthropie/the-shift-project

Climat : des températures mortelles pour l’homme atteintes plus tôt que prévu

Des conditions de température et d’humidité que le corps humain est incapable de supporter ont été atteintes pour la première fois dans l’histoire des mesures météorologiques, souligne une étude parue dans la revue Science Advances. Les climatologues n’attendaient pas l’émergence de telles conditions à cause du réchauffement avant 2050.

Des terres gelées du Groenland au désert du Sahara, l’être humain est capable de s’adapter, et même de vivre, dans des conditions extrêmes. Mais il existe une limite à l’adaptation. Des niveaux de températures et d’humidité telles que le corps humain est incapable de survivre. Que vous soyez en parfaite santé, à l’ombre, allongé, immobile, hydraté et ventilé n’y changerait rien : l’être humain meurt en quelques heures à peine dans de telles conditions. Heureusement, ces conditions n’existent plus sur Terre depuis plus de 3 millions d’années. Malheureusement, avec le réchauffement climatique, elles viennent à nouveau d’être atteintes.

C’est ce qu’affirme une étude publiée dans la revue scientifique Science Advances le 8 mai 2020 par des chercheurs américains et britanniques. Ils ont étudié les données de nombreuses stations météorologiques en analysant à la fois les températures et le niveau d’humidité, s’intéressant plus précisément ce qu’on appelle la « température humide », notée TW, et qui combine la mesure de la chaleur et celle du taux d’humidité. Résultat : la fréquence des évènements météo extrêmes compris entre 27°C TW et 35°C TW a doublé depuis 1979. Et pour la première fois depuis que l’on enregistre ces données météo, les 35°C TW ont été dépassés « pendant une heure ou deux » à Jacobabad, au Pakistan, et à Ras al Khaimah, dans les Émirats arabes unis (EAU).

L’article : https://fr.weforum.org/agenda/2020/05/climat-des-temperatures-invivables-pour-lhomme-atteintes-plus-tot-que-prevu/

L’extinction massive actuelle est en pleine accélération, selon une nouvelle étude

Utilisation de l’énergie = puissance = force de destruction du vivant

« La sixième extinction de masse de l’histoire de notre planète est en plein essor. L’humanité ravage l’environnement de manière rapide et continue, selon une nouvelle étude qui se penche sur la disparition des espèces terrestres vertébrées. La crise constitue aussi une menace existentielle pour des milliers d’espèces d’animaux et de plantes mais aussi pour la civilisation tout entière.« 

L’article : https://www.huffingtonpost.fr/entry/selon-une-nouvelle-etude-lextinction-massive-actuelle-est-en-pleine-acceleration_fr_5ed78e69c5b67e43149d6890

Covid-19 : éviter une « pandémie de la faim »

Une crise alimentaire potentiellement plus meurtrière que la crise sanitaire

Plusieurs institutions ont réaffirmé leurs craintes concernant la possible explosion de la faim dans le monde comme conséquence indirecte de l’épidémie de Covid-19.

Selon le directeur exécutif du PAM, David Beasley : « Si nous ne pouvons pas apporter à ces gens l’aide humanitaire d’urgence dont ils ont besoin, notre analyse montre que 300 000 personnes pourraient mourir de faim chaque jour sur une période de trois mois. » A titre comparatif, le nombre maximal de décès quotidiens imputés au Covid depuis le début de la crise sanitaire est de 11 000 à l’échelle mondiale. Même en admettant une probable sous-estimation de ce dernier chiffre, les conséquences de la pandémie sur la faim dans le monde risquent d’être bien plus dévastatrices que son impact sanitaire direct. De plus, contrairement au virus, dont l’âge médian des victimes dépasse 80 ans, la faim touche très gravement les enfants en bas âge. Lorsqu’ils en réchappent, des séquelles les poursuivent tout au long de leur vie.

L’article : https://resiliencealimentaire.org/covid-19-qui-veille-au-grain-pour-demain-les-propositions/