Gironde : Un projet de parc solaire géant prévoit d’abattre 1.000 hectares de forêt

Le projet Horizéo, porté par Engie et Neoen, prévoit d’installer une plateforme énergétique bas carbone avec un immense parc solaire, une production d’hydrogène, un data center et de l’agrivoltaïsme. Un grand débat va être organisé en 2021 sur ce dossier

L’article : https://www.20minutes.fr/bordeaux/2951875-20210117-gironde-projet-parc-solaire-geant-prevoit-abattre-1000-hectares-foret

Commentaire de Jean-Marc Jancovici :

« Si vous avez un milliard d’euros, vous pouvez garder le nucléaire (déjà financé), et vous en servir pour faire de l’hydrogène bas carbone. Il reste alors le milliard pour aider des agriculteurs à faire « bien » (agroécologie, circuits courts, etc), et planter de la forêt.
Ou bien vous pouvez commencer par dépenser cet argent pour importer des panneaux chinois, augmenter le bilan carbone du pays (le PV est à 50 g de CO2 par kWh, le nucléaire à 6), couper des arbres et diminuer la biodiversité (voir les avis de http://www.avis-biodiversite.developpement-durable.gouv.fr/ systématiquement défavorables aux projets ENR présentés), faire baisser le facteur de charge d’un nucléaire qui sera néanmoins conservé en garantie de puissance (https://jancovici.com/transition-energetique/electricite/50-ou-50/ ), puis expliquer que tout cela est formidable parce que… vous allez faire de l’hydrogène bas carbone et aider les agriculteurs à « faire bien ».
Si le ridicule ne tue pas, se tromper de direction en matière de projets environnementaux le fera, lui… »

Ce projet Horizéo est donc totalement absurde !….

Des « coupures très courtes » d’électricité pourraient avoir lieu cet hiver en France

« Le réseau de transport d’électricité assure disposer de leviers pour éviter des coupures, mais appelle chacun à adopter des gestes d’économies d’énergie.

C’est en février, et particulièrement à la fin du mois, que la situation sera la plus difficile, souligne RTE. En réorganisant le calendrier, EDF et le gouvernement ont réussi à sécuriser la première partie de l’hiver, mais un certain nombre de réacteurs devront tout de même être mis à l’arrêt en février. D’autant que l’un des réacteurs de la centrale de Flamanville (Manche), à l’arrêt depuis plus d’un an pour des travaux complexes, risque de ne pas être de retour sur le réseau.

RTE précise qu’aucune difficulté n’est à attendre si les conditions météorologiques sont normales pour la saison. En revanche, « en cas de situations climatiques particulières, combinant froid et absence de vent, des difficultés à approvisionner l’ensemble du territoire sont possibles ». Si les températures se situaient entre 2 °C et 7 °C au-dessous des normales de saison plusieurs jours d’affilée, le gestionnaire de réseau devra utiliser plusieurs leviers pour y faire face.« 

L’article du Monde du 19/11/2020 :

https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/11/19/electricite-une-situation-difficile-a-prevoir-en-fevrier-sur-le-reseau_6060350_3234.html

Transition énergétique : le mirage de la croissance verte

« Un « Green new deal » européen pour lutter contre le changement climatique et relancer l’économie est souhaité par de nombreux acteurs politiques, économiques ou défenseurs du climat. Pourtant, la théorie de la « croissance verte » et ses programmes de production d’énergie par les renouvelables sont contredits par de nombreuses recherches.

Décarboner les économies de 40% à l’horizon 2030 est l’objectif que se sont donnés les pays signataires des accords de Paris en 2015. Mais abaisser les émissions de CO2 en une décennie, dans des économies industrielles complexes est-il véritablement possible, et surtout, comment ? Quels sont les secteurs devant se transformer pour y parvenir, et sous quelles conditions ? Peut-on modifier radicalement les modes de production énergétiques sans affecter durablement l’économie ? Toutes ces questions ont trouvé pour l’heure une réponse contenue en deux mots : « croissance verte ». Cette théorie (et ses programmes mondiaux) estime que basculer les productions énergétiques fossiles (pétrole et charbon au premier chef) vers les énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque, hydraulique) produira de la richesse tout en décarbonant les sociétés. Ces programmes de croissance verte sont pourtant mis en échec par l’analyse scientifique. »

(publié par J-Pierre Dieterlen)

L’article : https://information.tv5monde.com/info/transition-energetique-le-mirage-de-la-croissance-verte-329871

Jancovici : CO2 ou PIB, il faut choisir – Sciences Po – 29/08/2019

« Qui n’a jamais entendu parlé de transition énergétique ? » => personne
« Qui est capable de définir l’énergie ? » => vraiment pas grand monde

=> transitionner sur un truc que l’on est pas capable de définir c’est un peu problématique (c’est le cas des décideurs politiques)
=> comment peut-on espérer trouver une solution à un problème qui est mal posé ?
=> le problème de la transition énergétique est beaucoup moins simple que l’on pourrait le penser (en lisant les journaux)

Transition énergétique allemande: le fantasme fait place à la gueule de bois

On ne pourra pas dire que Jean-Marc Jancovici ne les avait pas avertis !

« L’Allemagne a investi depuis 2010 plus de 30 milliards par an dans le basculement et l’on prévoit une facture globale de plus de 500 milliards à l’horizon 2025 –pour partie constituée de subventions et crédits publics, pour le reste financé par les ménages et les entreprises sous forme de hausse de prix. Une étude chiffre même à plus de 3.000 milliards d’euros (oui, 3.000 milliards!) les investissements requis d’ici à 2050, si l’Allemagne persiste dans son intention d’accroissement de la part du solaire et de l’éolien dans son mix énergétique. Des sommes faramineuses. Or, le résultat est spécialement déprimant: malgré les centaines de milliards déjà mis sur la table, les émissions de gaz à effet de serre de l’Allemagne sont au même niveau… qu’en 2009. L’Allemagne s’est certes hérissée d’éoliennes et elle accueille des milliers de km2 de panneaux solaires. Mais beaucoup ne sont pas reliés au système de distribution, ou pas convenablement, faute que le réseau ait suivi. En outre, là où elles sont connectées, ces installations ne couvrent les besoins que de manière intermittente (pas de solaire la nuit, pas de vent quand il ne souffle pas…) ce qui requiert, en complément et faute que le stockage soit rentable ou même possible, des capacités complémentaires souvent fossiles (affreux charbon et horrible lignite en tête). Une bérézina. »
(publié par Joëlle Leconte)

L’article :
https://www.challenges.fr/energie-et-environnement/allemagne-la-gueule-de-bois-de-la-transition-energetique_655346