L’économie n’est pas une science… hélàs… ou tant mieux ?

L’économie est fausse par définition puisque nous considérons vivre dans un monde dans lequel les ressources naturelles sont infinies. Cela fonctionnait il y a 100 ou encore 50 ans. Mais en 2018 notre économie continue à vouloir fonctionner sans prendre en compte la diminution des stocks naturels « non-renouvelables » et « renouvelables » et ce avec une population humaine de plus en plus importante et qui consomme de plus en plus. Ça ne sent pas bon tout ça …. Ça sent l’effondrement si on ne change pas immédiatement notre mode de vie… L’étincelle peut venir plus vite que prévue (prévu ?! 99,99 % de nous tous ne voit rien venir car conscience = zéro = pas mieux que des animaux) : par exemple une crise financière plus terrible que 2008 en 2018, 2019 ou 2020 ?… (crise financière qui peut s’expliquer / être déclenchée par une rupture d’approvisionnement en énergie. J’ai aussi mon analyse à ce sujet.)

Oui le monde n’est pas prévisible quand il n’y a pas de facteur limitant : sans facteur limitant c’est l’effet papillon (théorie du chaos) qui prédomine tout est possible et donc pas de prévisibilité. Tout est possible : l’utérus artificiel, aller sur Mars, l’homme augmenté, Napoléon Bonaparte, le fil à couper l’eau chaude,…

Par contre lorsque nous pouvons constater que les différentes parties qui constituent un système sont entrain d’atteindre des limites nous pouvons commencer à faire des prévisions sur la limite du système lui même. Aussi simple que « ma jauge de carburant indique presque zéro alors je vais tomber en panne si je ne trouve pas une station service rapidement ».

Sauf à remettre en cause nos connaissances issues des Sciences (les 15 milliards d’années du cosmos, la formation géologique de la Terre, ce qu’est la vie sur Terre, l’évolution darwiniste des espèces, etc … ) (c’est à dire remettre en cause le bon fonctionnement de la jauge à carburant) nous pouvons émettre l’hypothèse que la probabilité de l’exactitude des mesures des facteurs limitants est bien plus proche de 1 que de 0.

Et voici quelques mesures alarmantes (déjà catastrophique), des facteurs limitants :

Les graphiques présentés par les chercheurs montrent :
a) La diminution de l’émission des gaz détruisant la couche d’ozone ; c’est une des rares bonne nouvelle de ce tableau.
b) La diminution de la quantité d’eau potable accessible par personne. (problème actuel en ce début 2018 : 4,5 millions de personnes en manque d’eau au Cap)
c) Le nombre de tonnes de poissons pêchées chaque année en million de tonnes.
d) Le nombre de « zones mortes » dans l’océan.
e) La réduction de la surface forestière.
f) La diminution de la biodiversité des vertébrés.
g) L’augmentation de la quantité de CO2.
h) L’augmentation de la température.
i) L’augmentation de la population humaine et celle du bétail. (j’essaye d’être végétarien)
Plus d’informations à propos de ces données et du manifeste des 15 000 chercheurs

J’écris sans prétention aucune, je ne fais que relayer ce que j’ai compris et je ne suis pas le seul à en prendre conscience … (Loin de là…)

Sans vouloir vous faire culpabiliser : si vous les plus intelligents vous ne faites pas l’effort de comprendre et ne faite rien pour convaincre quelques personnes autour de vous afin d’initier le changement, je me demande qui le fera ?!

Et s’il y a bien une chose qui est sûr pour notre économie actuelle : « on compte ce qui ne compte pas et on ne compte pas ce qui compte ».

On mesure le PIB mondial et on dit « vive la croissance ! » ou l’on pleure lorsque l’on est en récession … Sans prendre en compte le véritable mécanisme de transformation du monde.

Et de plus sans réaliser que ce mécanisme de transformation : des ressources naturelles vers des produits artificiels est possible que si nous disposons de sources d’énergie importantes et faciles d’accès que sont les énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon).

Tout ce qui constitue notre monde actuelle (la démocratie, les avions, nos rencontres, nos loisirs, notre nourriture, notre système de santé, etc…) nous le devons à l’accès facile à l’énergie qui nous a permis de transformer les ressources naturelles en produits artificiels que nous utilisons au quotidien.

Risque systémique :
L’humanité en 2018 est un géant aux pieds d’argiles, nos sociétés sont complexes, sont interconnectés et ainsi très fragiles.

Je sais je ne suis vraiment pas rigolo :
Imaginons un black out électrique qui dure des jours, des mois (ou pire qui ne repartira jamais) : plus d’eau, plus de chauffage, plus d’information, plus de nourriture dans le supermarché du coin.
D’après vous combien de temps nous pouvons tenir sans nourriture à l’échelle d’une nation ou d’un continent (Europe) ? Sans électricité, la nourriture ne se conserve pas ainsi les réserves alimentaires pour un pays sont de quelques jours….

Nous sommes arrivé au bout du bout :
– soit nous sommes déjà arrivé au pic énergétique mondiale et nous allons subir un coup d’arrêt brutal
OU
– soit le pic énergétique est encore loin (par ex 1000 ans) et nous allons continuer a détruire les ressources naturelles qui seront très vite insuffisantes pour faire vivre 7 ou 10 milliards d’êtres humains
La démonstration dans l’article de JANCOVICI concernant les flux physique qui ne sont pas pris en compte :
« L’économie peut-elle décroître ? » 1er juillet 2014
https://jancovici.com/transition-energetique/choix-de-societe/leconomie-peut-elle-decroitre/

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